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Sainte-Marie : un quartier prisé en bordure de baie

Il y a une cinquantaine d’années, la colline de Sainte-Marie, proche de l’actuel hypermarché, abritait encore une forêt sèche tandis que sa partie basse était recouverte de mangrove. En l’espace de quelques décennies, ce lieu de pique-nique des Nouméens, où quelques Japonais vivaient de maraîchage dans les années 1930, est devenu un quartier résidentiel prisé de la capitale.

Avec Charles Emain, conseiller en transaction immobilière.
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Jusqu’en 1960, Sainte-Marie, qui tient son nom du plus grand îlot Nouméen actuel, constitue encore l’une des limites Sud de la ville. Alors isolée du reste de l’agglomération, cette zone bordée par la mer voit son paysage évoluer à la fin des années 1950 lorsque la SIC entreprend la construction d’habitations à loyer modéré (HLM) sur le versant est de la colline de Sainte-Marie. Destinés à héberger les travailleurs du nickel, ces logements donnent lieu, en 1962, à la création de la première école primaire du quartier, située rue Taragnat. Une école maternelle suivra dix ans plus tard, sur les remblais de Sainte-Marie.

Le remblai des marais

Car c’est véritablement le remblai des marais de Sainte-Marie, à partir de 1975, qui va lancer le développement de ce quartier. Le lotissement Panorama Sainte-Marie s’installe à flanc de colline, offrant une vue sur mer et, bientôt, la proximité avec un supermarché. Il deviendra l’hyper que l’on connaît aujourd’hui. En 1976, le club sportif de l’Olympique s’installe non loin de là. Le quartier prendra un nouveau visage avec la création de l’îlot artificiel de Sainte-Marie, en 2001, puis l’inauguration du parc urbain le long de la mangrove, en 2019. « Aujourd’hui, c’est un quartier où il fait bon vivre et où les biens immobiliers sont particulièrement recherchés », souligne Charles Emain, conseiller en transaction immobilière de l’agence Résidence Immobilière. 

Un quartier caractérisé par un marché immobilier dynamique

Charles Emain connaît parfaitement l’environnement de Sainte-Marie et la moindre de ses ruelles : « Depuis le début de l’année 2023, j’ai réalisé avec succès la vente d’un peu plus de 10 biens immobiliers à Sainte-Marie ou à proximité immédiate ; qu’il s’agisse d’appartements ou de maisons, systématiquement, il nous aura fallu 30 jours maximum pour trouver un acquéreur. » Le conseiller souligne que ces délais rapides sont aussi le résultat d’une très forte implication de Résidence Immobilière sur les différents secteurs de Nouméa. Cela permet de bénéficier d’un important fichier d’acquéreurs potentiels.

Un positionnement central dans la ville

Lorsque l’on demande à Charles Emain les raisons qui permettent à Sainte-Marie de bénéficier d’une telle cote d’affection par les Nouméens, le conseiller immobilier répond sans ambiguïté : « le positionnement et les commodités ». « Le quartier de Sainte-Marie profite d’une situation privilégiée, au cœur de Nouméa, et offre toutes les commodités nécessaires, en accès immédiat, qu’il s’agisse des établissements scolaires, des commerces ou des activités de loisir, avec la Promenade Pierre Vernier et le Parc Urbain. C’est d’ailleurs depuis l’îlot artificiel que sont désormais tirés les feux d’artifice », précise le professionnel.

Un secteur résidentiel qui se renouvelle

L’extension de la Promenade Pierre Vernier, achevée il y a quelques années, et la création d’une infrastructure nouvelle pensée dans son sillage ont été un élément déclencheur du renouvellement de Sainte-Marie. Avec la réalisation d’aires de stationnement, l’ouverture du Parc Urbain et ses 200 arbres adaptés au bord de mer destinés à ombrager le site, les aires de Work-Out, la plaine de loisirs multigénérationnelle avec son araignée géante, ses jeux en bois, agrès de fitness et table de teqball, on a assisté à un basculement des habitudes de loisir des Nouméens vers Sainte-Marie. « Ce renouvellement se traduit également dans l’immobilier. Nous y avons récemment vendu de nombreuses maisons nécessitant des travaux parfois importants. Au gré des nouvelles acquisitions et des nouveaux propriétaires, on assiste progressivement à une modernisation du parc immobilier », souligne Charles Emain.

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