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Quel est le juste prix d’un bien immobilier ? Dans quel cas celui-ci peut-il être négocié et dans quelles proportions ?

Le prix de vente affiché d’un bien immobilier n’est pas forcément celui auquel ce bien trouvera preneur. La négociation du prix d’achat est une étape déterminante. Mais de quelle marge de manœuvre pouvez-vous disposer ? La réponse n’est pas tranchée car l’estimation du prix repose sur plusieurs critères.

Article rédigé par Marianne PAGE
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Votre agent immobilier vous dira qu’un bien peut généralement être négocié avec une baisse de prix de l’ordre de 3 à 5 et jusqu’à 10 % dans certains cas. Il pourra aussi vous prévenir du risque, selon le bien convoité, de voir celui-ci vous échapper en négociant un prix trop bas. C’est en suivant ses conseils que vous pourrez acheter le bien au meilleur prix, c’est-à-dire en-dessous du prix de vente affiché. Deux questions se posent alors : comment formuler son offre d’achat au vendeur et comment le convaincre de réduire son prix ?

Quand proposer une baisse de prix ?

Alors que le vendeur souhaite, évidemment, obtenir le prix le plus élevé en se basant sur le prix du marché, l’acheteur espère toujours obtenir une baisse de prix. Négocier le prix d’un bien est une stratégie que maîtrisent les professionnels de l’immobilier. Pour cela, ils négocient tous les aspects qui semblent justifier une baisse de prix. En effet, certains signes peuvent indiquer clairement qu’une baisse de prix est possible. Par exemple, lorsque le bien est en vente depuis plusieurs mois et qu’il est affiché en vitrine de plusieurs agences. Cela peut indiquer que le vendeur est pressé de vendre ou que son prix a été surestimé. Ces indicateurs vont vous encourager à proposer un prix plus bas. A l’inverse, si le bien que vous convoitez est au prix au marché et que plusieurs acquéreurs se présentent, l’agent immobilier vous déconseillera, la plupart du temps, de tenter une négociation.

La stratégie de la négociation

Pour négocier, l’agent immobilier étudie le marché en comparant les dernières ventes réalisées dans le même quartier pour des biens similaires. Il prendra la température avec le vendeur pour savoir si une marge de négociation est envisageable. S’il y a des travaux à effectuer, ils seront chiffrés lors de la visite. C’est en se basant sur ces devis qu’il sera possible de négocier avec le vendeur. Par exemple, si la toiture est en mauvais état ou si un ravalement est à prévoir, le négociateur bénéficiera de solides arguments. Ce sera plus difficile s’il s’agit simplement de changer des éléments de décoration.

Une demande écrite

Une fois ces aspects abordés, vous devrez, en tant qu’acheteur, formuler votre offre d’achat par écrit, comme pour une offre classique, et la remettre à l’agent immobilier en charge de la vente. N’hésitez pas à indiquer vos arguments de négociation, avec des éléments chiffrés concernant notamment les travaux à effectuer. Vous indiquerez également la date limite de votre offre d’achat.
Si vous décidez de proposer une offre très basse, de l’ordre de 10 % en-dessous du prix de vente, celle-ci sera généralement refusée mais elle pourra donner lieu à une contre-offre de la part du vendeur. Le rôle de l’agent immobilier est, encore une fois, de vous conseiller aux mieux. Vous éviterez ainsi de voir le bien vous échapper au profit d’un autre acheteur.

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Article paru dans IMMOCAL #197 AOUT 2022

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