Covid-19 : quel impact sur le marché immobilier ?

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Dans un contexte politique, économique et social tendu, le marché de l’immobilier ne connaît pas une réelle crise mais plutôt une récession. Le mois de confinement qu’a connu la Nouvelle-Calédonie a-t-il eu une incidence sur un secteur resserré mais stable?  

« Pour le moment, il est difficile de mesurer l’impact de l’apparition en Nouvelle-Calédonie du Covid-19 et de ce mois de confinement sur le marché de l’immobilier », souligne Cédric Bérode. Pour le président de la confédération des professionnels de l’immobilier, les conséquences sur les transactions immobilières ne se feront sentir que dans les trois ou quatre prochains mois. « Entre le compromis et la signature définitive, il faut compter six mois, précise Cédric Bérode. Les compromis qui n’ont pas pu être signés dans le mois de confinement le seront a fortiori plus tard dans l’année. »

Autre conséquence du confinement : l’impossibilité de réaliser des visites sur un mois qui a freiné le dynamisme du marché et qui le freine encore. En effet, une partie de la population, personnes âgées ou à risque notamment, hésitent à accepter les visites.  « Toutefois, les particuliers qui souhaitaient acheter un bien ont mis à profit cette période de confinement pour prospecter. Les agences accueillent maintenant des demandes de clients sérieux. Nous gagnons en qualité même si nous avons perdu en volume. »

Un marché qui se maintient

Quoi qu’il en soit, en dépit du contexte politique, économique et social tendu, le marché de l’immobilier n’a pas connu de réelle crise, même avant le Covid-19. Le secteur a été soutenu par les investisseurs via le dispositif de défiscalisation locale (Rili 1 et 2) qui s’est achevé fin décembre 2018 dont l’objectif était de relancer le secteur de la construction et promouvoir le logement intermédiaire. « Aujourd’hui, les investisseurs se sont mis en retrait  et le marché se maintient par la vente aux particuliers », explique Cédric Bérode. Conséquence de la défiscalisation : une offre d’appartements supérieure à la demande, en 2019. « Il y a des appartements qui sont vides, en particulier les vieux appartements qui sont délaissés pour du neuf pour le même prix. » Quant aux ventes de villas, elles restent stables avec des prix attractifs en dehors de Nouméa. « Le marché connaît cycliquement des hauts et des bas mais il est relativement stable, réaliste, conclut Cédric Bérode. Nous travaillons sur des pistes de relance malgré la crise actuelle. »

Rédactionnel : Agence Rectiligne 

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